
Curieux destin que le sien… Mais également, quelle belle histoire que celle-ci !
L’étrange histoire de Benjamin Button.
.
Certes, elle est étrange, sa vie, y’a pô à dire, étrange… et magique. Tu connais l’affaire, Ô Hôte Cinéphile, Benjamin, c’est un enfant qui né vieux. Paradoxal n’est-il pas ? Car en vérité, il ne nait pas vieux, parce que c’est humainement impossible, on nait quand on nait, et quand on nait, c’est pas vieux, c’est jeune, c’est extrêmement jeune même, me permettrais-je de dire. Donc il ne peut pas naitre vieux, mais il né à l’âge de zéro an, comme tout le monde ! Disons que ce Benjamin né avec l’allure d’un bébé, certes, mais bébé ridé de vieillesse, avec toutes les maladies propres à ladite vieillesse, à savoir de l’arthrose, des problèmes de vue et autres réjouissances. Étrange ? Oui, en effet, le terme est acceptable. Et alors qu’on penserait qu’il ne tiendrait pas trois jours dans cet état, môsieur va entrer dans la vie dans le sens inverse de toa et moa. Benjamin, en même temps qu’il vieillit en âge, rajeunit en apparence…
.
Histoire farfelue au scénario pour le moins original, il fallait y penser.
Et ils l’ont réussi avec brio.
Car évidemment, une vie ne vaut pas la peine d’être vécue si ce connard de Joufflu ne venait pas pinailler et torturer les gens avec ses flèches hasardeuses et tranchantes… Ne t’en fait pô, Ô Emotif Hôte, le petit Benjamin va tomber amoureux, et de cet amour va émerger cette tendre, cette exceptionnelle, cette merveilleuse histoire qui ne peut exister que sur les écrans.
.
Un amour impossible, évidemment, dont l’issue est connue de tous, mais ce n’est pas ça qui importe ! Regarde, c’est comme dans Titanic, on le sait très bien que Léo va y passer à cause de ce foutu iceberg, et c’est pas pour autant qu’on va bouder le film ! Ben c’est pareil pour Benjamin Button : on connait la trame avant même de s’assoir sur son siège, et ça n’enlève rien à notre plaisir, à cette beauté, à ce témoignage onirique.
.
Donc qu’est-ce que je disais ? Ah voui, un amour impossible, mais néanmoins depuis le premier regard jusqu’au dernier, toujours passionnel.
C’est tragique. C’est tragique parce que les sentiments entre la jeune et belle Daisy et le ridé Benjamin ont toujours été partagé, mais il y a cette distance entre eux, cette impossibilité de partager. Oh, et quelle intensité lorsque, [ sans te raconter le film, mais s’il ne devait rester qu’une scène, ce serait celle-là ] lorsqu’ils se revoient après une looongue séparation et lorsque tout, absolument tout est dans le regard Cate Blanchett ! L’Amour, le véritable Amour comme on ne peut plus oser l’espérer, mélé de cette atroce souffrance de revoir l’être aimé ! Elle meurt d’envie de tout plaquer pour se loger dans ses bras, elle en meurt de ne pouvoir s’autoriser cet abandon qui serait pourtant ce vers quoi l’Absolu nous pousse, elle en a le cœur déchiré de se rendre compte que le destin ne veut pas les rapprocher… Et nous aussi !
.
Oh j’en aurais eu la larmichette près de la pupille, Mon Adoré, tellement c’était bô… Tellement injuste. Et pourtant, il est bien connu que les histoires d’amour heureuses n’intéressent personne…
Tout s’explique alors ! Hihi
.
Un très grand film que voilà donc, avec une galerie de personnages tout aussi différents qu’attachants, que retrace Benjamin Button, fils d’un créateur de boutons, élevé dans une maison de retraite, ayant vécu la plus incroyable, et sûrement une des plus épanouissantes existences qui soient.
.
« Tu m’aimeras encore quand j’aurais des rides ?
- Tu m’aimeras encore quand j’aurais de l’acné ? »
Extrait d’un dialogue touchant qui se termine par une phrase unique et tellement vraie :
« On finit tous par porter des couches, Benjamin ! »
.
Tu dois aller le voir, Ô Hôte Curieux, tu dois y aller, car c’est une merveille du septième art, autant par les effets spéciaux que par les réflexions sur la vie et la mort qu’il engendre.
Un grand film, je n’ai rien à ajouter.
.