
S’il y a bien un truc qui m’énerve, c’est passer mon vendredi soir devant un mauvais film ! Ça me met dans un état… de screugneugneu !
Mais qu’ont les gens à encenser des films pareils ?!?! « Primé à Cannes » qu’ils disent ! Oh bah oui, ça nous fait une belle jambe ! Z’ont du un peu fumer, le jury de Cannes, pour trouver que Un Prophète avait droit à une récompense !
Encore une fois, je ne vais pas vraiment être objective, et ceci n’est que mon avis qui ne vaut pas grand-chose mis à part être l’avis d’un spectateur parmi d’autres ; mais spectateur qui paye sa place, et qui en a relativement raz la nouille de se voir servir des longs mais alors très longs métrages qui ne ressemblent à rien !
Et puis je ne suis point du tout assermentée en tant que critique officielle du cinématographe, alors m’en fous, peux dire ce que je veux !
Ce fut pire que Autralia et Mesrine réunis !
Un Prophète, c’est l’histoire d’un mec qui se retrouve en prison. Peu importe ce qu’il a fait, voilà qu’il se retrouve à œuvrer pour un caïd corse, vieillard bedonnant qui a des contacts parmi les matons, qui détient le pouvoir en gros. Notre petit héros, plongé dans la fosse aux lions, va apprendre bien vite la règle d’or de la saladière à détenus : tuer ou être tué. Jusque là, rien de bien nouveau. Mais au fur et à mesure des ans et des gnons, à force de menaces et de coups fourrés, vlà ti pas que petit héros - moustachu qui plus est - va monter en grade, et former son propre petit réseau…
Mouais. À part se faire frapper, menacer, manipuler et faire le larbin, je vois pas vraiment ce qu’il fait d’autre.
Ce n’est même pas violent, les acteurs n’ont aucune carrure, aucun charisme, les méchants sont une caricature du méchant, et le film se résume à quelques affaires mal bidouillées et confuses de règlements de compte et de trafique de drogue.
Ô Misericordius, j’ai cru qu’il n’allait jamais se finir, le film !
Et puis prophète ! Prophète de quoi ? Il est « prophète » parce qu’il sait lire un panneau ?! Ou prophète parce qu’il arrive à se sortir de la mélasse déchétique dans laquelle il s’était fourré en posant ses pieds en taule ? Je vois pas en quoi il s’en sort ! Il s’enfonce voui ! Il croit détenir une once de pouvoir parce qu’il a mis en place une opération illégale en dehors des murs jaunis, mais au final, il n’est qu’une vulgaire marionnette. Faut qu’on arrête de nous prendre pour des demeurés !
On insiste sur des plans inutiles, on aligne des scènes tout aussi insipides, on appuie sur le détail de l’illettrisme du héros, et j’ai envie de dire : « et alors ? » Qu’est-ce qu’ils en ont fait, du fait qu’il ne savait pas lire ?! RIEN DU TOUT !!!
Ce film n’a aucun intérêt. C’était long. Interminable. Sans fondement. Sans symbolique. Sans émotion. Rien. Nada. Vide.




























