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5 septembre 2009

Un Prophète


S’il y a bien un truc qui m’énerve, c’est passer mon vendredi soir devant un mauvais film ! Ça me met dans un état… de screugneugneu !
Mais qu’ont les gens à encenser des films pareils ?!?! « Primé à Cannes » qu’ils disent ! Oh bah oui, ça nous fait une belle jambe ! Z’ont du un peu fumer, le jury de Cannes, pour trouver que Un Prophète avait droit à une récompense !

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Encore une fois, je ne vais pas vraiment être objective, et ceci n’est que mon avis qui ne vaut pas grand-chose mis à part être l’avis d’un spectateur parmi d’autres ; mais spectateur qui paye sa place, et qui en a relativement raz la nouille de se voir servir des longs mais alors très longs métrages qui ne ressemblent à rien !
Et puis je ne suis point du tout assermentée en tant que critique officielle du cinématographe, alors m’en fous, peux dire ce que je veux !
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Ce fut pire que Autralia et Mesrine réunis !
Un Prophète, c’est l’histoire d’un mec qui se retrouve en prison. Peu importe ce qu’il a fait, voilà qu’il se retrouve à œuvrer pour un caïd corse, vieillard bedonnant qui a des contacts parmi les matons, qui détient le pouvoir en gros. Notre petit héros, plongé dans la fosse aux lions, va apprendre bien vite la règle d’or de la saladière à détenus : tuer ou être tué. Jusque là, rien de bien nouveau. Mais au fur et à mesure des ans et des gnons, à force de menaces et de coups fourrés, vlà ti pas que petit héros - moustachu qui plus est - va monter en grade, et former son propre petit réseau…
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Mouais. À part se faire frapper, menacer, manipuler et faire le larbin, je vois pas vraiment ce qu’il fait d’autre.
Ce n’est même pas violent, les acteurs n’ont aucune carrure, aucun charisme, les méchants sont une caricature du méchant, et le film se résume à quelques affaires mal bidouillées et confuses de règlements de compte et de trafique de drogue.
Ô Misericordius, j’ai cru qu’il n’allait jamais se finir, le film !
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Et puis prophète ! Prophète de quoi ? Il est « prophète » parce qu’il sait lire un panneau ?! Ou prophète parce qu’il arrive à se sortir de la mélasse déchétique dans laquelle il s’était fourré en posant ses pieds en taule ? Je vois pas en quoi il s’en sort ! Il s’enfonce voui ! Il croit détenir une once de pouvoir parce qu’il a mis en place une opération illégale en dehors des murs jaunis, mais au final, il n’est qu’une vulgaire marionnette. Faut qu’on arrête de nous prendre pour des demeurés !
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On insiste sur des plans inutiles, on aligne des scènes tout aussi insipides, on appuie sur le détail de l’illettrisme du héros, et j’ai envie de dire : « et alors ? » Qu’est-ce qu’ils en ont fait, du fait qu’il ne savait pas lire ?! RIEN DU TOUT !!!
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Ce film n’a aucun intérêt. C’était long. Interminable. Sans fondement. Sans symbolique. Sans émotion. Rien. Nada. Vide.
On ne s'attache pas, l'action ne peut pas nous toucher, on n'est pas conserné, et ce n'est pas plus mal : ce film est laid.
Et je casse à tour de bras, mais franchement, je le fais pour l’intérêt publique. Et puis parce que ça fait du bien.

24 août 2009

Semper Enigmas


Non mais franchement, il y a des moments…
5 ans pour un mystère, c’est long je trouve. 5 ans de triturages de neurones, 5 ans d’échafaudages de plan, de situations, de théories plus ou moins farfelues, 5 ans de débats ,5 ans de contradictions, pour répondre à une question simple : mais enfin, c’est quoi cette île ?

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Cela fait 5 années qu’ils nous jettent des miettes, se délectant manifestement de notre perdition, de notre incompréhension, de notre manipulation.
Quels enfumés, ces scénaristes !
Et encore, c’est pas fini !
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On nous a servis 1 saison excellente où tout était permis : ayant titillé notre imaginaire, les débats ont commencé, les fausses pistes également, mais ce fut relativement chouette de s’échauffer l’esprit, d’hurler à la mort à chaque fin d’épisode, et d‘en parler des heures durant…
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S’en suivirent 3 saisons largement en dessous des promesses de la mise en bouche. Mais nous étions devenus, sans le savoir, lost-addict, et par conséquent, enchaînés ; nous ne pouvions nous passer du visionnage : nous devions savoir !!! Nous n’avons pas usé de la pupille, des neurones et de la salive pour nous arrêter au beau milieu de l’affaire, certainement pas !
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Le souffle lostien retrouvé dans le fameux final de la saison 4, ils nous laissaient encore une fois tremblant, l’iris coincé sur la petite lucarne, la bave aux commissures des lèvres, une claque visuelle marquant la fin de l’année…
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Passée la saison 5. L’affaire prend une tournure parfaitement nouvelle, qui fit mon plus grand bonheur pendant un temps : l’île était en réalité mêlée à une affaire de voyages temporels ! Tu imagines, Ô Adoré ?! J’étais aux anges… jusqu’à ce que la théorie du jeune scientifique ne vienne tout remettre en cause… Un coup, « ce qui est fait est fait, et ne peut pas être changé », et l’épisode d’après, « je pense pouvoir changer le futur »… Bref, des contradictions qui ne peuvent être que présentes puisque Chronos est une énigme, et que chacun à sa propre vision des voyages temporels. Si on ne s’est pas mis d’accord au début, on ne peut pas les suivre…
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Pour une série qui ne devait pas flirter avec le fantastique, je crois qu’ils n’ont pas tenu leur parole, les enfumés !!!
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Quant à savoir qui est Jacob, franchement, j’ai pas envie de me poser la question ! Point vraiment de surprise dans ce final, on commence à avoir l’habitude de se voir proposer un morceau de tartiflette, d’ouvrir grand la bouche, de sentir déjà le goût sur nos papilles, avant de voir ce délicieux morceau tartiflettique se faire éjecter promptement et finir à la poubelle.
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Il est temps que ça se termine.
Fin traumatisante ou fin frustrante, peu importe, on sera déçu d’une manière ou d’une autre, alors finissez messieurs les empafés, je vous en prie ! Ca ne sera jamais pire que ce final numéro 5, qui n’est absolument pas tonitruant, et qui ne fait que retarder encore et toujours l’éternelle question…

Numéro 9


Je ne sais pas vraiment à quoi je m’attendais en poussant la porte noire menant à la grande salle de la Toile… L’affiche m’avait attirée… Le « produit par Tim Burton » également, assurément. Et puis, quelques éléments scénaristiques étaient fortement séduisants.
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Dans un univers post-apocalyptique, l’Homme a failli face à sa création machinérielle. Mais il a laissé sa marque, en la présence de petites créatures fragiles, dans lesquelles il a versé son humanité… Lorsque la Bête Mécanique s’en prend une nouvelle fois à une des ces bestioles, elles vont tenter une folie jusqu’alors refusée : la poursuivre.
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Pour sûr, c’est très bô visuellement, mais… il y a un mais, Ô Hôte Passionné. Quoiqu’on en pense, quoique terriblement réussi au niveau des images, il manque quelques chose au niveau de l’histoire. Toute l’aventure se passe très vite, ça explose, ça vole, ça attrape les bestioles à numéro qui cherchent les origines de tout ce désordre, tout s’enchaîne en laissant parfois le spectateur que nous sommes sur place.
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En fait, c’est dommage, parce que dans une telle atmosphère, ils auraient pu faire tellement mieux, ils auraient pu prendre leur temps, et donner à ces bêbêtes une raison valable de se battre, parce que là, perplexe je suis restée ; un brin déçue, parce que l’histoire est relativement creuse. Il n’y a pas vraiment de début, il n’y a pas vraiment de fin…
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Je ne m’étendrais donc pas longtemps sur le sujet, même si références sciences fictionnesques, inspirations, et potentiel étaient manifestement présents et bien présents, Numéro 9 n’est pas à la hauteur pour trôner au panthéon de la SF.
Dommage, j’aimais bien le point de départ…
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PS : j'oubliais, cette semaine, jusque Dimanche 31 Août, le ciné, c'est à 4 euros... Peut-être pas dans toutes les salles, mais c'est Ciné Cool que ça s'appelle, ce serait bête de s'en priver !

21 août 2009

Inglorious Basterds



Je vais te dire franchement, Ô Adoré, ce film-là, Inglourious Basterds, je n’avais pas intrinsèquement envie d’aller m’y poser la pupille. Déjà parce que j’avais catalogué dans mon céloantropophane pas frais le jeune Quentin [ Tarantino, Ndlr ] comme un réalisateur un brin dérangé, se plaisant dans une certaine violence, se délectant du sang de ses acteurs, se damnant pour un brin d’originalité, s‘extasiant face à un humour noir impitoyable. Attention, je ne dis pas que ces points sont mauvais, au contraire, un peu d’anticonformisme ne fait pas de mal ! Et, sans forcément connaître tout sur Tarantino, ainsi que sur les effets cinématographiques, je pense pouvoir dire sans me fourvoyer que ce mec n’est pas tout seul dans sa tête, qu’il cherche l’innovation, mais qu’il garde un style spaghetti bien à lui ! Et, là, je glisse un avis strictement personnel, je n’avais pas forcément envie de participer à quelques démembrements et autres facéties purement fictives dans le ton du vlà-ti-que-jte-gicle-un-peu-de-sauce-tomate en t’éclatant littéralement le crâne.
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Deuxième raison pour laquelle je n’étais point très bouillante pour ce visionnage : que n’avais-je ouïe comme quoi Inglourious Basterds se déroulait pendant la guerre !
Mouarf que je m’ai dit ! Que nenni, on va avoir droit à du massacre à la machette, à une bouillie humaine dans le carnage historique !
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Tu comprends alors mon état d’esprit, j’ose espérer…
Et pourtant !
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J’aime me contredire, tu l’avais remarqué ! Et aussi, je n’aime pas rester sur des idées préconçues… ( même par le moa ) alors j’ai bravé la peur qui commençait à pointer le bout de son museau glacé de me trouver face à ce genre de cinéma auquel je n’accroche pas très très beaucoup.
Et je fus agréablement surprise !
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Déjà, l’intrigue ne se passe pas pendant la guerre, mais pendant l’occupation nazie ! Ben nan, c’est pas du tout la même chose ! On n’est pô dans les tranchées, ni dans les embuscades forestières, on est au milieu de la grande ville, réceptions guindées et tentatives d’opposition. Car il s’agit pour les « basterds », groupe de soldats américains dirigé par la main de fou de Brad, de liquider le plus de nazis possible.

Je ne te raconte pas plus, il faut le voir pour le croire. Bien sûr, le scenario n’est pas là pour témoigner historiquement parlant de la chose. Il est fou, comme les personnages. Personnages qui évoluent sur 5 actes, Ô Tragédie Humaine, lesquels sont filmés d’une manière particulièrement chouette : un acte correspond grosso modo à une scène… donc voui, le film est composé de 5 loooongues scènes, toutes plus déjantées les unes que les autres, toutes avec leur lot de passages terrifiants, stressants, mordants, hilarants. Et voilà t’y pas que je me surprend à rire d’une réalité qui devrait me désoler, ou m’horrifier.

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Il est fort, Quentin ! Il est très fort ! Il arrive à nous faire trouver belle une mort atroce, il réussi à nous faire qualifier de beauté une scène de massacre.

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C’est pourquoi mon avis premier n’est pas si erroné : Tarantino est cinglé, déjà, pour imaginer de pareilles choses, il faut pas être net, mais pour les mettre en scène, faut vraiment assumer sa non-netteté ; mais on se rend compte qu’on est tout aussi cinglé d’aimer son travail, et de qualifier de beau un truc qui est tout sauf beau, à la base…

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Bah, c’est la magie du cinéma…
Il est passionné par son travail, ça se voit. Comment ne pas être passionné devant un tel étalage de trouvailles, de mise en scène, de Cinéma ?

22 juillet 2009

Juno



En voilà un ot' film qu'il est bien !!!
Ca fait plaisir, après une passade où mes visionnages filmesques furent catastrophiques, comme tout ceci est réjouissant de montrer à notre pupille des choses intéressantes. Oh je ne dis pas que mes pupilles ne voient pas de choses intéressantes, je dis juste qu'au niveau du cinématographe, c'était pas glorieux. Bon, tu suis ou tu veux une tarte dans ta courge?
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Voilà que c'est Juno, un bon petit film parlant d'un état qui pourrait en faire paniquer plus d'une : la grossesse accidentelle. Pour une fille de 16 ans qui s'est offerte à un mec en short jaune parce qu'elle s'ennuyait, ça fait désordre. Seulement voilà, Juno a beau être jeune, elle ne se sent pas vraiment concernée par la petite graine qui va bientôt la transformer en baleine.
N'ayant pas l'étoffe d'être mère, elle décide de faire adopter l'enfant une fois qu'il sera né. Bah voui, avant, ça sert à rien, puisqu'il n'est pas né, avant... héhé.
La voilà donc en quête du couple idéal qui pourra accueillir le p'tit navet...
Perfection qu'elle trouverera dans deux jeunes gens en apparence parfaits pour ce rôle...
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Il est bien, ce film, parce que les acteurs, en particulier Ellen Page, l'héroïne, sont trop forts ! Atypique, elle l'est certainement, l'héroïne, encore, et sa vision des choses dédramatise énormément une situation qui pourrait vite tourner à la panique.
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C'est frais !
C'est fort en chocolat !
C'est drôle.
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Bref, c'est à voir.

15 juillet 2009

L'Age de Glace 3



Rares sont les suites des films grandement réussies. Mieux : encore plus rares sont les suites des suites des films excellement réussies !
L'Age de Glace fait partie de ces séries toujours aussi drôles, qui arrivent à innover, à évoluer tout en subtilités... Oui enfin non, ptètre pas à ce point, mais c'était pour dire que ce troisième opus est très bien.
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Quelques changements de situation : les mammouths s'apprêtent à fonder une famille, Diego le tigre à la voix de Vincent Casseeeeeeel a des élans de liberté et de vie de mâle dominant et solitaire, Sid désire devenir mère célibataire et Scrat se retrouve confronté à un dilemne plus gros que lui : le gland ou la femelle qui court après son gland ?! [ sans mauvais jeu de mot ! rôôôh ]
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Contrairement aux précédents films où tout était à cause de l'insouciance du rat-écureuil, ici, c'est à cause de celle de Sid le paresseux : il découvre par hasard 3 oeufs "abandonnés" qu'il décide immédiatement de prendre sous son aile... Le problème, parce qu'il y a forcément un problème, c'est que les bébés en questions ne sont pas de gentils paresseux, déjà parce que les paresseux ne naissent pas dans des oeufs, et ensuite parce que si c'était des paresseux, il n'y aurait pas de problème. Parce que le problème est bien réel, puisque je te le dis : en fait, ce sont des bébés tyrannosaurus rex, de leur nom savant ; qui ressemblaient certes à Yoshi le gentil dinosaure vert, mais qui avaient des mâchoires plus grosses que la tête à Sid...
Mais en fait, le véritable Problème avec un grand P, ce n'est pas tant que des bébés T-Rex soient nés et élevés dans l'âge de glace, c'est que la maman T-Rex de l'âge des dinosaures recherche ses bébés...
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S'en suit un long et haletant périple sur la terre hostiles des dinosaures, où le mammouth, qui se croyait le plus gros mammifère vivant se retrouve face à... une remise en cause non-négligeable ! "Toa qui entre ici abandonne toute espérance" dira un nouveau personnage complètement cinglé, et absolument irrésistible : Buck la belette survivor.
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Et puis il y a Scrat, qui passe toujours là où on ne l'attend pas, en proie à ses démons, alors qu'on vienne pas lui demander conseil !!!
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Nouveau Monde, Nouvelles Règles...
Ou L'Age de Glace opus III !

6 juillet 2009

Alice in Wonderland


Il était une fois, un conte parmi tant d'autres, que tout le monde connait, mais que très peu comprennent... Non pas par manque d'intelligence ou de culture ou que sais-je encore, de jugeotte, mais par candeur naïve, je dirais...
Pour moa, et pendant longtemps, Alice au Pays des Merveilles, c'était l'histoire d'une petite fille un brin désinvolte, et surtout très coconne qui a suivit un LAPIN BLANC, vois l'étendue de son esprit ! jusqu'à attérir dans un pays où rien n'a de sens, où il existe des gateaux qui font grandir et des boissons qui font rapetisser, et où elle casse une maison avec ses pieds qui dépassent de la fenêtre, et où ya des gens bizarres qui s'auto-souhaitent un joyeux non-anniversaire, et où ya des cartes à jouer maléfiques qui obéissent à une reine qui veux couper la tête à tout le monde !


Jusqu'au moment où il faut se rendre à l'évidence : les contes ne sont pas ce qu'ils sont en apparence !
Et puis j'ai apprit que Lewis Carrol n'était peut-être pas si blanc que lapin que cela...

Et puis j'ai rencontré un bloggeur passionné par ce livre qu'il était, et qui aurait pu en parler pendant des heures mais que, malheureusement, n'est pas resté bien longtemps dans ce monde parallèle...

Et puis un jour, j'ai entendu que Marilyn Manson avait voulu en faire un film...

Qui finalement va être réalisé par le Grand Tim !

Avec Johnnyyyyyyy !!!!


Alors tout bizarre que ça puisse paraitre, en quelque temps et moins encore qu'il en faut pour le dire, la blonde Alice a subitement changée...

Juste un truc génant : je ne l'ai jamais vraiment lu, le livre... Je crois connaître l'histoire par Disney, mais au final, l'oeuvre même m'échappe !

Qu'à cela ne tienne, il me reste encore quelques mois pour étudier la bête avant le film !

Film qui me parait, au vu des photos de promo... Comment dirais-je ? Esthétiquement extrèmement soigné, visuellement esthétiquement extrème, extrèmiquement visuel artistique ! Sans parler de l'interprêtation burtonnienne dont je ne puis parler pour les raisons sus-nommées... Mais je ne doute absolument pas !

Oh oui, il me tarde !!!

31 mai 2009

Millenium


Comme je hais ces moments, où je me retrouve à devoir rentrer dans ma maison à pied, seule, la nuit, alors que je viens de visionner un film de meurtre ! Ces moments où chaque ombre, chaque recoin, chaque mouvement furtif devient suspect, chaque camionette entrevenue devient la camionette d'enleveur de jeunes gens innocents, chaque personne croisée devient un bandit assassin violeur potentiel... Où je pique un sprint dans un état de stress intense, et, quand j'y repense, que je me dis que je suis ridicule, que ça fait 100 fois que je fais ce trajet et qu'il ne m'est rien arrivé. D'ailleurs, si tu t'es posé la question, Charmant Hôte , une partie de moa, vilaine et sadique qu'elle est, me souffle qu'il suffit d'une fois...
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D'ailleurs, quand j'y pense, je repense à cette scène du film visioné ce soir, donc, qui ne dure pas plus de 1 minute 30 à tout casser, mais qui illustre parfaitement ce que je viens de dire. La scène est celle d'une agression dans un métro... Pas longue du tout. Mais filmée entre deux autres scènes parfaitement communes, qui sont le dialogue totalement soft et naturel entre deux gens civilisés. Entre les deux se trouve une peinture de ce qui arrive malheureusement tous les jours dans notre monde de cinglés : une bande de djeunes à moitié ronds comme des tire-bouchons s'en prend à l'héroïne dans le fameux métro, au milieu de quelques quidams témoins qui assistent au spectacle et qui ne bronchent pas... La scènette ne prend pas plus d'une minute, et est extrèmement soft par rapport à ce qu'on a l'habitude de voir ( et par rapport au reste du film ) dans le sens où elle ne se prend que deux coups dans le ventre, mais qu'elle soit située de cette manière dans l'intrigue, qu'elle soit filmée avec un tel naturel qu'elle en devient commune... banale... ben moa je la trouve choquante. On ne revient même pas dessus. L'agression est relayée à une étape normale de la balade de la demoiselle, au même titre qu'une conversation avec le facteur... C'est flippant...
Du coup, ben moa j'avais peur de rentrer dans ma mason...
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Bref. Tout ça pour te raconter Millénium...
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Tout ça pour te dire que j'ai pensé à Toa durant mon trajet, et à ce que j'allais bien pouvoir tapotouiller ici-même. [ Ce qui est idiot, quand on y pense, étant donné qu'en pensant à ce que j'allais te raconter, je me souvenais obligatoirement des scènes tordues et horribles qui ne m'ont pas facilité la tâche de me déplacer dans la nouit sombre et obscure... Mais passons. ]
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Millénium, c'est l'histoire d'une enquête. Tu en a sûrement entendu parlé ; tu as même peut-être lu les livres, puisque tu es un Littéraire, ça se voit ! hihi. Avec une affiche pareille, tu pouvais être certain que ce film avait attiré l'attention de ta Narratrice Préférée ! C'est donc le récit d'un journaliste faisant équipe avec une jeune hacker ( ou hackeuse ? ) gothique (ben vi, c'est une fille sur l'affiche... On peut pas tout avoir...) pour enquêter sur la disparition d'une fille qui a eu lieu 40 ans plus tôt... Evidemment, on soupçonne la grande famille à la Dallas ou à la série de l'été, bien riche, bien grande, bien corrompue jusqu'à la moelle, histoire de bien me perdre dans tous les noms et toutes les têtes qui se ressemblent ! A partir de là, tu penses bien que j'ai accusé tout le monde, comme dans un Cluédo géant, pour trouver qui, quand, comment, pourquoi... Jusqu'à soupçonner jusqu'à la fille disparue d'être non pas la victime, mais le bourreau...
Alors entre les morts pas morts, les morts bien morts, les cadavres découpés, les viols, les mobiles plus ou moins habituels, les gros pervers écoeurants, il ne reste pas beaucoup de place pour la romance... Juste dans ma tête deux ou trois images qui me poussent à penser que les hommes sont des salauds... Pardon hein, je sais que c'est pas le cas pour tout le monde, mais pour ce soir, je vais m'endormir sur cette idée. T'en fais pas, Ô Cher Ivrogne, c'est passager, demain, je te déclarerai ma flamme...
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Mais malgré tous ces déboires sentimentaux, Millénim reste un bon film. Que je ne puis raconter plus en détail au risque de tout dévoiler l'intrigue, mais... un film avec des gens tordus. Oui, je crois que ceci sera ma conclusion : Millénium, c'est l'histoire de gens pourris... Pas vraiment d'espoir dans tout ce méli mélo de déchéance humaine... Glauque, violent à sa manière, mais un bon film quand même, avec des très bons acteurs. Même si je ne suis personne pour juger le jeu des acteurs, il me suffit de penser au Da Vinci Code le film pour affirmer qu'on a ici une toute autre teneur.
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Bonne Nuit !

20 mai 2009

Big Bang Theory


Puisque Norbert me cherche, je m’en vais te causer un peu d’une série qui, je crois, n’est point encore sortie en France, qui, je crois encore parce que je ne suis absolument pas certaine de ce que j’avance, donc, tu dois prendre ces infos de diffusion avec des pincettes, doit bientôt sortir sur une chaine câblée, et donc, pas accessible à tous ! { Je vérifierai peut-être, si j’ai envie… Si j’y pense… Avant la fin de mon discours ultra sophistiqué, et encore plus z’intéressant que tout autre discours existant et ayant existé au monde ! Ah si si ! }
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Big Bang Theory que c’est !
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C’est l’histoire de deux… génies ? Oui, nous pourrions les appeler ainsi, deux geeks comme qu’on dit, nous les djeunes, Léonard et Sheldon, qui vivent tranquillou patatou leurs vies à eux dans leur petit appart’. Ils peuvent répondre à toutes les questions métaphysiques, philosophiques et scientifiques que tu te poses, Ô Hôte Ignorant. (Ah bah voui, à côté, tu es ignorant !) Parce que la physique quantique ( et non pas cantique ! héhé... En même temps, j'y connais rien, ni en physique, ni en qu/cantique... Je sais, ce n'est pas une excuse ! ) n’a pas de secret pour eux. Une soirée avec ces deux là, et tu apprends bien vite que les frère Bogdanovs sont des guignols ! Leur problème, c’est qu’ils sont bien incapables de te parler de la vraie vie. Les relations humaines sont leur point faible, ils n’y connaissent rien, ils n’y comprennent rien, et ils ne veulent pas vraiment creuser le problème, car ils « sont beaucoup trop intelligents pour se soucier de la pitoyable et lamentable vie moyenne de leurs congénères ». Alors quand emménage en face de chez eux le stéréotype de la blonde, bimbo superficielle un peu nunuche qui ne s’est jamais vraiment intéressée, comme toa et moa, à la physique quantique, tu penses bien que ça va bouleverser leur existence !
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Cette série est tout simplement géniale ! Je le dis, l’affirme, maintien et signe. Plus ils sont dingues, plus en redemande.
La confrontation entre nos deux univers, celui des génies vivant carrément dans un monde parallèle, et le nôtre, d’univers quotidien, est mordante ! Hilarante.
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Et ne va pas avoir l’indélicatesse de parler d’univers parallèle à Sheldon qui ne pourra pas s’empêcher de te raconter comment et pourquoi cet état est techniquement possible mais qu’il ne correspond pas tout à fait à ce que tu imagines, trop conditionné par une vision simpliste et fantasque affiliée par la SF que tu es.
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En quelques mots, tout repose sur les caractéristiques des personnages : Penny la fille normale, qui ne comprendra jamais comment on peut à ce point se plonger dans la physique aux dépends du quotidien ; Léonard, le geek le moins geek de tous, scientifique de renom qui joue un peu la maman de Sheldon ; et Sheldon, le génie maniaque, psychopathe même, bourré de rituels, hypocondriaque et j’en passe, qui pense que la vie est une série de causes à effets et que tout est prévisible…
Sans parler des deux amis de nos mâles alpha : le dragueur invétéré qui parfois s’avère être répugnant, et celui qui ne peut pas parler en la présence d’une fille, sauf s’il est bourré !
J’adÔreuh !
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Même que Sheldon a dit que les voyages spatio-temporels étaient possibles ! Sauf qu’il y aurait destruction moléculaires de ton toa puis reconstruction moléculaires de ton toa ailleurs. La télé-transportation est donc faisable, mais ce n’est pas exactement toa qui se téléporte. C’est un toa reconstitué. Quelle différence avec le toa d’avant, tu te demandes ? Aucune, mis à part que ton toa a été décomposé puis recomposé de manière identique. Mais techniquement, ce n’est pas exactement toa, bien que ce soit toa. Je ne sais pas si je m’explique convenablement, dis moa s’il y a un truc qui te chagrine.
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En tout cas, Big Bang Theory, c’est LA série à voir, bien plus que les Tudors, qui font pâle figure, avec leur veste en cuir même pas d’époque !

19 mai 2009

The Tudors


Que ce soient les critiques ou les bandes annonces, tous étaient d’accord pour la présenter comme la série sulfureuse où l’on entrevoit l’envers du décor royal…
Mouis.
Sachant cela, voyant même cela, jm’a dis : chouette, j’veux voir ! En plus, Jonathan Rhys-Meyers était canon, dans mes souvenirs. Et même que ses dames de chambrée portaient des belles robes à corset ! Tu vois, Tendre Hôte, il n’en faut pas plus pour éveiller mon intérêt.

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Sauf que voilà, niveau scénario, les Tudors, c’est quand même du beau foutage de gueule, pour rester polie !!! Une saison entière pour nous parler du divorce du Roi ! Ya rien d’autre dedans, c’est vide ! Alors je veux bien que le divorce, en ce temps-là, avec un gouvernement fortement teinté de chrétienté, n’était pas très très accepté, mais de là à nous gaver du non-avancement dudit divorce pendant 15 épisodes, faut le vouloir !
Ajoute à mon mécontentement,
Ô Adoré, un roi que je n’ai plus supporté dès le… 2è épisode, tellement il n’a pas l’envergure d’être Souverain, pensant plus avec son deuxième cerveau qu’avec ses neurones ; une actrice principale tellement hautaine que j’avais envie de fracasser son nez déjà bien tordu juste pour lui montrer comment se comporte une dame, une vraie ( hihi ), mais bon, ce sont les personnages qui veulent ça. Mais quand même, elle est même pas belle !

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Le seul personnage qui vaut le détour, c’est la Reine. Quelle classe, quelle élégance, quelle prestance ! Elle rattrape la déchéance évidente de son époux ! *soupir* Normal, c’est une femme…

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Bon en vrai, j’exagère, on n’y parle pas QUE du divorce difficile, on y parle aussi de la vie de la Cour, des volontés de gravir les échelons et de diriger le monde, de l’apparition d’une nouvelle religion, mais le pire du pire, parce que voui, ça existe, le pire du pire, c’est que le mec que j’aimais bien parce que bien que clerc (on peut pas tout avoir ) ouvert d’esprit, on découvre au fil du temps qu’il est peut être pas si ouvert d’esprit que cela, et qu’il se plait à brûler les « hérétiques » !!! Ouin !!!!
Manquerait plus qu’ils décapitent Chérichou et ce serait le pompon ! Cela dit, il est quand même canon, Chérichou… Avec son regard ironique, humm j’adÔreuh ! Donc voui, il va bientôt mourir !
Triste, la vie des séries
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Jveux voir Rome...

11 avril 2009

Ponyo sur la Falaise



Réponses au Kikachantékoa bientôt… Laisse moa juste te dire une chose, Ô Hôte Au Top du Hit de la Chanson, je t’ai sous-estimé… Cela ne saurait se reproduire ! Niark.
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Mais là, dans l’immédiat, laisse te parler cinéma, ça faisait longtemps…
De Hayao Miyazaki, tu connais Le Voyage de Chihiro, Princesse Mononoké, ou autre Château Ambulant. Des contes initiatiques, souvent porteurs de messages écolos. Mais si je les résume à ça, ce serait bien peu de choses. N’oublions pas les graphismes fait à la main, en faisant de véritables « dessins animés », à l’ancienne !
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Son nouveau bébé, c’est Ponyo sur la Falaise, une version japonaise de { ou plutôt devrais-je dire : la vision de Miyazaki au sujet de } La Petite Sirène. C’est l’histoire d’un petit poisson à visage humain et aux supers pouvoirs ( Ponyo donc ), qui rêve de devenir humain. Elle va échapper à son père le vilain magicien ( au look particulièrement chouettos, disons-nous le ) et va rencontrer un jeune garçon, futur marin, qui lui a promis de la protéger… Aussi, quand Ponyo est récupérée par son Pôpa, et avalée par l'océan, elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour retrouver le jeune garçon... L’histoire est toute simple, toute meugnone, mais va beaucoup moins chercher dans la symbolique et accusations écologiques. C’est pas plus mal, un joli conte n’a jamais fait de mal à personne.
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Même si je suis pas fan de cet auteur, ni même fan de mangas ou autres japonaiseries, c’est parce que je n’y connais point grand-chose en vrai, il n’empêche que ces films restent de véritables bouffées d’air frais.
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Un peu de douceur naïve dans un monde brutal…




Ponyo sur la Falaise - Bande annonce (Français)
envoyé par Total_Manga

22 mars 2009

Australia VS Burn After Reading

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Damned ! J’avais bien dit, et même pensé, c’est dire, que depuis la sortie du plus grand Film de l’Histoire du Cinéma, plus aucun autre film ne m’avait fait autant d’effet. Et je ne demandais alors qu’à être victime d’un nouveau choc esthétique, histoire de remettre en cause ce qui a été dit auparavant…
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Mais alors, quand on voit ce qui sort au ciné ces Temps-ci, je vois pas comment ça va être possible, ce genre de chose !!!
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Les rares longs-métrages qui semblent dignes d’être vus, faute de mieux, ne sont carrément pas à la hauteur des 10 premières minutes du Chef d’œuvre Interplanétaire ! C’est triste quand même, cette série noire, cette époque où rien de bon semble pouvoir illuminer la Toile.
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Après cette dénégation, je pourrais mentionner deux films. Pô la peine de palabrer longuement dessus [ d’ailleurs, je crois bien que j’en serais incapable ], mais j’avais voulu voir Australia, tu sais, le nouveau bébé de Baz Luhrmann, avec Nicole Kidman et Hugh Jackman. Un casting alléchant, surtout quand tu penses que David mon ex-futur-ex mari y avait également un rôle important ! Long, le film avait prévenu la critique ; mais à ce point inutile, on n’avait point été averti ! C’est que ça peut s’avérer dangereux, de jouer ainsi avec le public ! Parce qu’on peut pas vraiment dire qu’il y ait d’histoire ( sauf si tu considères, Ô Hôte Généreux, que mener un troupeaux de vaches dans le désert est un fil conducteur digne de ce nom ), ni même vraiment de romance ( Certes, Hugh torse poilu mais musclé à la limite de l’huilé est certainement une scène des plus captivantes, mais on ne sauve pas 2h30 d’images plates et inscénarisées [ oui, étant étudiante en Lettres, j’estime avoir le droit, d’ailleurs, je me l’octroie, de jouer avec des néologismes ! ] avec ça ! ). Et alors, que je me dis, ya David, ça devrait suffire. Bah oui mais non. Parce que quand ledit acteur se met à arborer la moustache, là, je dis non, non et re-non ! NON ! Cerise sur le gâteau de l’ennui, du scénario inexistant, des esprits du désert qui n’en sont pas, et des personnages caricaturés au possible, moa, j’ai depuis longtemps perdu l’intérêt du film.
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S’en sort par voie de conséquence un étalage de bons sentiments, une happy end sans surprise, un cruel et fatal vide et… une nouvelle déception.
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Rolalala, je viens de me relire, et me rends compte que j’ai pô été très très gentille avec Australia, mais franchement, je comprend la raison pour laquelle il a fait un bide.
Bref.
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Parallèlement à cela, une bande-annonce avait été attirante. Moins de romance nian-nian, un casting tout aussi brillant ( à savoir Brad Pitt, George What Else, John Malkovich, l’actrice qui joue un rôle sympathique dans Benjamin Button ), des répliques du tac au tac qui avaient promis d’entrer au panthéon du Culte, et, pour le coup, une histoire à la limite de l’absurde, donc forcément, engageante.
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Burn after reading que c’est comme film.
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Oui, je te l’accordes, Ô Piquant Hôte, rien à voir avec Australia, et encore moins avec Le plus Grand Film de Tous les Temps, mais j’en ai parlé juste pour entrer en matière, voyons, pour rien d’autre !
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C’est l’histoire méli-méloesque, que je vais tenter de résumer sans trop en dire, car il est bien connu que les secrets du gouvernement sont des plus top secrets, d’un agent de la CIA, Cox Osborne, qui se retrouve renvoyé du jour au lendemain. Celui ne prend pas très bien la nouvelle, et, lorsqu’il rentre chez lui pour retrouver sa meilleure amie la bouteille de whisky, décide d’écrire ses mémoires. Jusque là, ça va. Parallèlement, il y a cette femme prof de fitness qui veut se faire refaire le corps en 4 opérations de chirurgie esthétique. Et son ami, lui aussi prof de fitness, qui… est un pestacle à lui tout seul. Les deux lascars vont tomber par hasard sur un disque qui semble des plus étranges, avec des codes secrets et tout… Un nom apparait : Osborne Cox… A partir de là, tout s’enchaine, les espionnages, les tromperies, les mystères gouvernementaux, les demandes de rançon et j’en passe et des meilleurs !
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Bien que je m’attendais à plus hilarant, plus fou, j’ai passé un meilleur moment que devant Australia. Pour être absurde, c’est absurde. C’est très étrange comme film. Une parodie qui surprend parfois, dont la philosophie n’est pas évidente, mais le principal, c‘est que les réalisateurs se sont fait plaisir... Pour quelque chose de relativement réussi. Quelques scènes sont au moins à sortir du lot, pas comme dans… héhé.
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D’ailleurs, là, je me dois de citer une des dernières phrases, en VF bien sûr :

« Mais quel est donc le sens de tout ce méli-mélo ?
- Je ne sais pas. »

Comme résumé absolu d’une curiosité…

15 février 2009

L'Etrange Histoire de Benjamin Button


Curieux destin que le sien… Mais également, quelle belle histoire que celle-ci !
L’étrange histoire de Benjamin Button.
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Certes, elle est étrange, sa vie, y’a pô à dire, étrange… et magique. Tu connais l’affaire, Ô Hôte Cinéphile, Benjamin, c’est un enfant qui né vieux. Paradoxal n’est-il pas ? Car en vérité, il ne nait pas vieux, parce que c’est humainement impossible, on nait quand on nait, et quand on nait, c’est pas vieux, c’est jeune, c’est extrêmement jeune même, me permettrais-je de dire. Donc il ne peut pas naitre vieux, mais il né à l’âge de zéro an, comme tout le monde ! Disons que ce Benjamin né avec l’allure d’un bébé, certes, mais bébé ridé de vieillesse, avec toutes les maladies propres à ladite vieillesse, à savoir de l’arthrose, des problèmes de vue et autres réjouissances. Étrange ? Oui, en effet, le terme est acceptable. Et alors qu’on penserait qu’il ne tiendrait pas trois jours dans cet état, môsieur va entrer dans la vie dans le sens inverse de toa et moa. Benjamin, en même temps qu’il vieillit en âge, rajeunit en apparence…
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Histoire farfelue au scénario pour le moins original, il fallait y penser.
Et ils l’ont réussi avec brio.
Car évidemment, une vie ne vaut pas la peine d’être vécue si ce connard de Joufflu ne venait pas pinailler et torturer les gens avec ses flèches hasardeuses et tranchantes… Ne t’en fait pô, Ô Emotif Hôte, le petit Benjamin va tomber amoureux, et de cet amour va émerger cette tendre, cette exceptionnelle, cette merveilleuse histoire qui ne peut exister que sur les écrans.
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Un amour impossible, évidemment, dont l’issue est connue de tous, mais ce n’est pas ça qui importe ! Regarde, c’est comme dans Titanic, on le sait très bien que Léo va y passer à cause de ce foutu iceberg, et c’est pas pour autant qu’on va bouder le film ! Ben c’est pareil pour Benjamin Button : on connait la trame avant même de s’assoir sur son siège, et ça n’enlève rien à notre plaisir, à cette beauté, à ce témoignage onirique.
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Donc qu’est-ce que je disais ? Ah voui, un amour impossible, mais néanmoins depuis le premier regard jusqu’au dernier, toujours passionnel.
C’est tragique. C’est tragique parce que les sentiments entre la jeune et belle Daisy et le ridé Benjamin ont toujours été partagé, mais il y a cette distance entre eux, cette impossibilité de partager. Oh, et quelle intensité lorsque, [ sans te raconter le film, mais s’il ne devait rester qu’une scène, ce serait celle-là ] lorsqu’ils se revoient après une looongue séparation et lorsque tout, absolument tout est dans le regard Cate Blanchett ! L’Amour, le véritable Amour comme on ne peut plus oser l’espérer, mélé de cette atroce souffrance de revoir l’être aimé ! Elle meurt d’envie de tout plaquer pour se loger dans ses bras, elle en meurt de ne pouvoir s’autoriser cet abandon qui serait pourtant ce vers quoi l’Absolu nous pousse, elle en a le cœur déchiré de se rendre compte que le destin ne veut pas les rapprocher… Et nous aussi !
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Oh j’en aurais eu la larmichette près de la pupille, Mon Adoré, tellement c’était bô… Tellement injuste. Et pourtant, il est bien connu que les histoires d’amour heureuses n’intéressent personne…
Tout s’explique alors ! Hihi
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Un très grand film que voilà donc, avec une galerie de personnages tout aussi différents qu’attachants, que retrace Benjamin Button, fils d’un créateur de boutons, élevé dans une maison de retraite, ayant vécu la plus incroyable, et sûrement une des plus épanouissantes existences qui soient.
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« Tu m’aimeras encore quand j’aurais des rides ?
- Tu m’aimeras encore quand j’aurais de l’acné ? »
Extrait d’un dialogue touchant qui se termine par une phrase unique et tellement vraie :
« On finit tous par porter des couches, Benjamin ! »
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Tu dois aller le voir, Ô Hôte Curieux, tu dois y aller, car c’est une merveille du septième art, autant par les effets spéciaux que par les réflexions sur la vie et la mort qu’il engendre.

Un grand film, je n’ai rien à ajouter.
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28 janvier 2009

Du Levande


« Puisque demain encore, il faudra se lever… »
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Je t’avais parlé de ce film, Ô Hôte Habitué, il y a de cela un an… Je me lamentais parce que c’était un nouveau long-métrage totalement passé inaperçu, et que donc j’avais pas eu l’occasion de le voir. Voilà que le mal est réparé.
Nous, les vivants, [ en suédois, Du Levande ] fait partie de ces films ovnis, qu’il faut voir, au moins pour la culture, au moins pour les réflexions qu‘il engendre. De l’art contemporain à lui tout seul. Et je ne dis pas ça dans le sens habituel qu’à l’art contemporain sous mes doigts… Plutôt dans le sens : philosophique et social ; incompréhensible, opaque et idiot pour un esprit étroit ; profond mais difficilement accessible dans tous les cas.
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Pour sûr, c’est un film hors du commun. C’est une série de tableaux, de scénettes mettant en scène tout un panel de gens ordinaires dans leur vie morne et quotidienne. C’est une réflexion sur la vie, mais aussi sur la mort. Normal, ces deux éléments sont liés. C’est une réflexion sur la condition humaine. C’est une réflexion qui, malgré le quotidien monotone et routinier qui enlace les personnages ( et les gens, en général ? ), une réflexion donc qui laisse place à leurs rêves, à leur désir de vivre une autre vie, à leur soif d’aventure, à leurs aspirations sociales… mais qui restent intouchables, qui restent des rêves…
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C’est avec une certaine résignation [ dirais-je pessimisme ? Non, le film n’est pas aussi grave ] que ces personnages racontent leur existence, la vivent même.
Les questions qu’on pourrait se poser : comment entrer dans la vie ? Comment remplir ses journées ? Comment se comporter en société ? Comment vivre, tout simplement, cette vie si brève, cette vie si absurde…
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« Puisque demain encore, il faudra se lever. »
Je crois que tout est dit dans ce leitmotiv… L’audace manquant à la plupart d’entre nous ; et l’existence humaine qui se retrouve être un des aspects ( comment l’appeler autrement ? ) les plus insensés qui soient.
Mais si Nous, les vivants aborde ces questions graves auxquelles nous ne sommes pas en mesure de répondre, il n’en oublie pas le burlesque qui compose grandement la vie. Là, je joins une citation du réalisateur : « Je crois que vivre est compliqué pour tout le monde et que c'est l'humour qui nous sauve. En ce sens, je vois Nous, les vivants comme une farce sur la condition humaine. »
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Ce film, c’est l’Absolu.
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Amen.

Irréversible


Il est des belles histoires, des vraies histoires dignes d’être portées sur la toile ; il est également des histoires que l’on ne voit qu’au cinéma, puisque trop féériques ; parallèlement, il est des histoires cinématographiques existant uniquement dans le but de provoquer, ou de choquer et ça, pour moa, c’est pas du cinéma.
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Voilà pourquoi je classe Irréversible dans la catégorie numéro trois, quoiqu’en disent les pseudos-défenseurs du septième art si véhéments, voire déchainés et prêts à en découdre face à quiconque osera penser différemment que j’ai pu trouver dans des forums. Aussi ais-je moa aussi le droit de m’expliquer… Ce que je compte bien faire, n’en doute pas, Ô Hôte Cinéphile.
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Si tu ne connais pas ce film, c’est l’histoire d’une vengeance : Monica, la femme de Vincent Cassel se fait violer un soir dans une petite ruelle sombre, puis défigurer. Voyant le massacre, son homme décide de retrouver le salaud qui a fait ça, et de lui apprendre les bonnes manières.
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Niveau intrigue, il n’y a pas plus simple. Et s’il n’y avait que l’intrigue, ça ne m’aurait pas dérangé. Non pas que le viol ne me dérange pas, mais comme dans chaque sujet, il y a une manière de dire et de présenter les choses… Honnêtement, je ne vois pas où est l’intérêt de filmer ladite scène de viol dans son intégralité, avec une caméra fixe, pendant 10 minutes. 10 minutes non-stop ! Je t’assure, Ô Adoré, qu’être témoin d’un acte pareil pendant 10 minutes, non seulement c’est long, mais c’est abominable ! Insupportable. Alors certains vont me dire que ceci se justifie pour une raison simple : pour montrer l’horreur de la situation, pour affirmer qu’un viol, ça dure pas une minute, il fallait mettre ça tel quel. Ben nan, je suis navrée, mais on est pas débile : on sait très bien que c’est pas un acte anodin, on a parfaitement conscience que c’est la pire chose qu’un homme puisse faire, il n’est pas BESOIN de le filmer aussi froidement… aussi longuement. Parfois, la suggestion a tout autant d’impact… Mais face à cela, les amateurs de ce genre de cinéma sont insensibles…
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Je pourrais m’énerver encore longtemps sur ce passage écœurant, mais ils serait encore trop contents, puisque c’est l’effet recherché que de provoquer chez le spectateur malaise et indignation. Effet réussi, en tout cas, c’est déjà ça. Je pourrais aussi me désoler sur une autre scène où un mec se fait exploser la tête (littéralement) à coups d’extincteur… Là également, le réalisateur s’est plu à nous montrer les détails. C’est ignoble. Où est l’intérêt de montrer ces mutilations ?
Nulle part.
Non, il n’est pas nécessaire de montrer les choses pour les dénoncer.
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J’ai vu ensuite quelques critiques positives qui affirmaient que tout le génie du film se trouvait dans la manière de filmer : en effet, Irréversible n’est pas monté dans l’ordre chronologique, mais va à reculons. [ Comprendre que le début du scénario se situe à la fin du film. ] Bien pensé… A première vue. Mais au final, il ne pouvait en être autrement, car le film monté dans l’ordre chronologique aurait pour le coup perdu tout intérêt, déjà qu’il n’y en a aucun à visionner pareil idiotie, puisque l’histoire est fade.
Puisque nous sommes face à de la violence gratuite. Des dialogues honteux. Un scénario simpliste. Une caméra virevoltante et tournoyante à faire vomir.

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Pourquoi le voir alors ? Si on peut passer à côté, on le fera sans regret.
Et qu’on ne vienne pas me dire qu’il y a de la beauté dans tous ces longs plans-séquences, prouesses du septième art. Oui il y a des plans-séquences, mais ça n’ajoute qu’au bâclage du film, enregistré en temps réel avec des acteurs qui ne savaient pas quoi dire devant la caméra. Qu’à cela ne tienne, ils n’étaient pas là pour parler, mais pour nous faire assister à des scènes dont on se serait bien passé.
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En effet oui, irréversible…
Qui ne mériterait même pas qu’on en parle et encore moins qu’on s’indigne. Parce que ça, c’est pas du cinéma…

14 décembre 2008

V pour Vendetta


« Voilà ! Vois en moi l'image d'un humble vétéran de vaudeville, distribuée vicieusement dans les rôles de victime et de vilain par les vicissitudes de la vie. Ce visage, plus qu'un vil vernis de vanité, est un vestige de la vox populi aujourd'hui vacante, évanouie. Cependant, cette vaillante visite d'une vexation passée se retrouve vivifiée et a fait vœu de vaincre cette vénale et virulente vermine vantant le vice et versant dans la vicieusement violente et vorace violation de la volition. Un seul verdict : la vengeance. Une vendetta telle une offrande votive mais pas en vain car sa valeur et sa véracité viendront un jour faire valoir le vigilant et le vertueux. En vérité, ce velouté de verbiage vire vraiment au verbeux alors laisse-moi simplement ajouter que c'est un véritable honneur que de te rencontrer. Appelle-moi V. »
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Telle est l’auto-présentation que s’offre ce vengeur masqué à la Batman en torse latexxxé mais en un peu moins bien foutu quand même. Quand quel film ? V pour Vendetta pardi !
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Long métrage quelque peu politco-désespéro avec des armes qui tranchent, des politiciens corrompus et des explosions symboliques en forme de feu d’artifice. Si le monde dépeint fait peur, il n'en reste pas moins crédible, et en plus de ça, il correspond à ce que j’aime et à ce que je défends tout en le détestant… Curieux n’est-il pas ? C’est parce qu’il s’agit d’une société ultra-contrôlée avec quelques étendards ressemblant trop étrangement à celui reprit par un bonhomme à moustache, désireuse de soumettre les hommes et tout ce qui s’en suit. Habituellement, j’évite de me frotter à un trop plein de politique, parce que mon côté blonde ressort et que je comprend pas toujours tout ce qui se dit ou se passe. Mais quand on oppose l’Art au Pouvoir, quand on confronte l’oppression à l’espoir, quand on associe l’humanité face à une forme de folie destructrice qu’est la haute sphère de la société, moa je trouve ça bô. Et j’applaudis.
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Il serait fastueux et même vain d’essayer de résumer les faits : ce film est bien trop dense.
Et si le héros masqué et révolutionnaire a cessé de tenter de discuter avec les dirigeants du monde afin de lui soumettre ses craintes, si ses actes sont extrêmes (je n’ai pas dit « extrémistes », mais la question mérite d‘être posée…) il a au moins le mérite d’agir, alors que les autres se sont résignés, trop faibles ou trop peureux… Ou trop fatalistes…
Avant tout passionné, il se bat pour un idéal. Avant tout Victime, il se bat pour une amélioration.
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Lucide ou bien complètement aveuglé par la souffrance ? Qu’importe, quand on voit qu’un seul homme pensant peut bouleverser bien plus que choses qu’une masse armée de lapins blancs…
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L’insoumission, Tendre Hôte…
Ou la beauté d’une idée.
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Puisque peu importe le visage, peu importe le nom ; une idée, un idéal se véhicule à travers le temps et l’espace, et ses dégâts potentiels devraient faire frémir ce socle manipulateur et mensonger qui te sert de structure quotidienne.
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Pour finir, je te met un extrait de la très belle lettre de Valérie, une jeune femme qui a osé assumer son homosexualité, ce qui lui a valut torture et mise à mort.
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« Je me souviens de quand différent devint synonyme de dangereux.
Je n'ai toujours pas compris pourquoi ils nous haïssaient autant. Ils ont rafflé Ruth alors qu'elle faisait les courses. Je n'ai jamais autant pleuré de mon existence. Peu de temps après, c'était mon tour. Il est difficile de concevoir que c'est dans un si terrible endroit que mon cœur va s'arrêter, mais durant trois ans, j'ai eu des roses à mes côtés sans avoir à me justifier.
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Je vais mourir ici, et tout ce que je suis disparaîtra. Tout ou presque. Il restera mon intégrité. Cette force invisible qui coulait dans mes veines, et que personne au monde ne pourra m'enlever. Nous devons nous battre pour la protéger et la garder vivante pour l'éternité. Je vous souhaite, qui que vous soyez, de vous échapper de cet endroit. J'espère, qu'avec le temps, les choses se sont améliorées.
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Mais d'abord, et par-dessus tout, je veux que vous sachiez que, bien que je ne vous connaisse pas et ne vous connaîtrai jamais, que nous n'ayons partagé ni rire, ni larme, ni un baiser, je vous aime, de tout mon cœur, je vous aime. »

26 novembre 2008

J'irai dormir à Hollywood


Voilà un concept comme il est intéressant !


Un Into the Wild à la française, dirigé par Antoine de Maximy. Tu connais peut-être la chose, Ô Hôte accro à la petite lucarne : ce jeune homme, ayant dans l'intention de rencontrer les gens, et accessoirement de voir du pays, part à la "one again" sur les routes, tada, tadadada... Avec un but : s'inviter chez ces inconnus, pour qu'ils lui offrent le gite et le couvert, pour qu'ils lui parlent d'eux, de leur passé, de leurs rêves éventuels, de leur mode de vie. Un pari pas forcément gagné d'avance, si l'on se rend compte de la société dans laquelle on vit.
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Porté sur la Toile, Antoine se fixe un but : traverser les Etats-Unis, et finir en apothéose en s'invitant chez une star !
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Il y fera des rencontres pour le moins inattendues, des touchantes, des intriguantes, des surprenantes, et même des extrèmement inquiétantes. Du couple d'anciens faisant leurs étirements au beau milieu de la rue au malade mental psychopathe tout droit sorti d'un film d'horreur où le massacre à la hache est de mise, [ non, sérieusement, si j'avais été à sa place, j'aurais eu 3 arrêts cardiaque et ma vessie m'aurait abandonnée. Hum, c'est élégant... ] en passant par les ghettos où une chose est sûre : il vaut mieux ne pas sortir la nuit au risque de te prendre une balle, voire pire, tout y passe.


Si les States sont le reflet de la diversité, on est loin de l'image feutrée et opulente des films, assurément.


Ce que je retiens de ce documentaire social et humain, c'est justement cette humanité qui, si elle n'est pas perdue, n'en reste pas moins étonnante, dans tous les sens du terme.
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Il nous montre le visage de l'Amérique, sans artifice, ni mensonge. Il ne juge pas. Il s'invite, certes, avec son extraordinaire capacité à aller vers les gens, et l'on trouve alors parfois une certaine beauté dans les hommes. Dans leur générosité, en quelque sorte. Parfois.
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Parce que oui, c'est bien à travers cette multitude de portraits, des plus fous aux plus criminels, qu'on se rend compte de la vie réelle.


C'est ainsi qu'il fini sur la plage avec un témoignage touchant d'un "nouveau pauvre", qui, après avoir tout perdu, se retrouve plus ou moins volontairement à la rue. Sauf que ce monsieur, chose étonnante, n'avait pas de haine, ni de reproche ; il avait accepté son sort, non, sans résignation non plus, il a accepté, et a décidé de vivre, tout simplement.


C'était beau.


Après ça, on a relégué au second plan les frayeurs de la route face à l'hostilité certaine de quelques mafiosos à la gachette facile (qui eux, pour le coup, ressemblait aux films !).
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Nous voilà alors face au reflet de la société, laquelle n'est ni portée aux nues, ni descendue en flèche, seulement la société, seulement la Vie.
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Un très bon film.